Welcome to London !

JPEG Annoncée comme une manifestation musicale de haut-vol, la Fête de la musique haillicourtoise a tenu toutes ses promesses. Dimanche 20 juin, Gérard Foucault, maire, Christian Medvejsek, adjoint, étaient aux anges.

JPEG Ce duo à l’origine de la programmation festive a réussi son pari : élever la qualité du festival. Malgré le froid, plusieurs centaines de personnes ont rejoint la place Jean-Jaurès dès 20h.

JPEG Fait assez rarissime pour être signalé : le respect des horaires à la minute près dans le déroulement du spectacle !

JPEG Ainsi Cindy Layla, qui assurait la première partie du spectacle entonna son répertoire juste à l’heure prévue. Du haut de ses 30 ans, cette jeune femme native de Bruxelles accumule depuis de nombreuses années les spectacles et avant-premières de chanteurs confirmés tels que Claude Barzotti, Dave, Gérard Lenormand, Patrick Fiori, Nicoletta, C Jérôme, Hervé Vilard... Son album "Face à Femme" sera bientôt distribué en France. Cindy Layla a judicieusement programmé un répertoire très éclectique avec des chansons populaires comme ’’La bohème’’, ’’Quand la musique est bonne’’, ’’Je ne veux pas travailler’’ ou encore ’’La parisienne’’, repris en choeur par le public. Sans oublier des morceaux de sa composition comme ’’Je suis le feu’’ ou ’’Je suis comme ça’’. En l’écoutant, on comprend aisément qu’elle ait, en juin 2003, remporté un stage à la ’’Pop’Academy’’ organisé par Club RTL (l’équivalent de notre ’’Star Académy’’) et enregistré son premier clip.

JPEG Retour dans les années 60 !!!

JPEG Si cette première partie fut très applaudie par le public enthousiaste, ce dernier était loin d’imaginer ce qui l’attendait avec le groupe ’’The Love Beatles’’. Quoique... Franck Sénéchal, patron du café ’’ Le Mustang’’, situé face à la place, avait déjà son avis sur la soirée : « Les musiciens ont répété de 15h à 17h30. J’étais impressionné. Je me suis dit, ce soir ce sera un très bon spectacle, les gens vont être surpris ».

Effectivement ils le furent... Il faut dire que parmi les groupes qui s’aventurent dans le registre du mythique groupe londonien, on était ce dimanche soir dans le haut du panier. Avec un enthousiasme et une énergie communicative, ’’The Love Beatles’’ s’approchent au plus près de la vibration produite par un concert des Beatles. Il faut dire qu’ils s’en donnent les moyens en jouant exclusivement sur du matériel d’époque : guitares Rickenbacker, Gretsch, amplis Vox, batterie Ludwig... Si la ressemblance physique est troublante, il en va de même pour la gestuelle. Cela n’a pas échappé à Michel Déal du groupe de rock bruaysien ’’Number Four’’ : « Nick a vraiment le look de Paul Mc Cartney, et de plus il joue comme ce dernier de la main gauche ! » Réalisme poussé à son paroxysme avec une interprétation de ’’A Hard Day’s Night’’ joué sur une guitare 12 cordes.

Après une courte pause, les musiciens entrèrent sur scène avec les fameux costumes Chesterfield, le Shea Stadium... Et un 5e Beatles (rôle tenu par George Martin ou Billy Preston à l’époque) vint les rejoindre sur scène afin de recréer les orchestrations complexes de la "Période 2’’.

Parmi les très nombreux morceaux interprétés citons ’’Hey Jude’’, ’’Don’t Let Me Down’’, ’’Yellow Submarine’’, ’’Come Together’’ ou encore ’’Let it be’’, qui a clos le spectacle après de nombreux rappels. Avant de quitter la scène, les musiciens s’adressèrent au public : « On a toujours un accueil extraordinaire dans le Nord. On vous remercie de nous avoir préférés au foot ! » Composé des membres originaux du groupe "The Afterbeat", fondé en 2004, "The Love Beatles’’ a su faire preuve dimanche soir de générosité et de dynamisme. Ils ont partagé avec le public des moments émotionnels intenses.

Cerise sur le gâteau : un jeu d’éclairage fort bien conçu par les professionnels de ’’Play Music’’ d’Haillicourt.

J.-M. S.